Pourquoi faut-il regarder Star Trek Deep Space Nine aujourd’hui ?

Si aujourd’hui Star Trek, particulièrement en France qui n’a jamais était plus attiré par cette franchise que ça, est sous les radars, malgré une diffusion continu (l’actuel série strange New World n’ayant que peu avoir avec l’univers classique et étant plus proche de ce qu’est devenu aujourd’hui Doctor Who) les séries d’avant l’annulation de la dernière, Entreprise, en 2005 ont toute de divers manière encor aujourd’hui de grand intérêt scénaristiques, que ce soit sur la forme que le fond, qui mérite d’être toujours regarder.


Diffusé de 1993 à 1998 et créer par Rick Berman et Michael Piller qui a aussi eu le rôle de Showrunner avec Ira Behr, Deep Space Nine est la 3ème série Star Trek après la série Original (1966-1969) et la Nouvelle Génération (1987-1994).


Si beaucoup de plus jeunes, trop habitué au format Netflix et Prestige Télévision des séries TV, rechignent encor plus qu'à regarder dès films près MCU de regarder des Séries pré Game of Thrones/Breaking Bad/Walking Dead sérialisé, “à l’ancienne”, Deep Space Nine en tant que précurseur des séries à histoires continu avec son format hybrid peu peut être servir de pont ou tout du moins être moins alien pour les “audiences modernes” que la Nouvelle Génération, exemple même de série au format sérialisé classique. 


Avec ses 7 saisons de 24 épisodes environs chacune faisant tous entre 45 minutes et 1 heure 30, le format peut encor sembler intimidant pour les goûts et le palais de certains mais ce choix audacieux pour l’époques de mixé quotidien épisodiques et épopée suivie sur toute la série permet plus que peut être aucune autres séries Star Trek d’explorer l’univers de la Franchises et de faire réfléchir sur les dilemmes moraux bien réel que celle-ci est renommé pour auprès des fan de la série et des passionnés de Science Fiction sérieux en générale.


Deep Space Nine, outre ce format spécial, diffère du reste de la franchise par le fait que son action ne suis pas un équipages de vaisseaux spatial suivant le modèle de la série originale et de la nouvelle génération qui sont ces deux prédécesseur mais suit la vie et les tensions géopolitiques à bord et autour d’une stations spatial, la fameuse Deep Space Nine. 


Cette station spatiale est une ancienne base d'avant-poste de l’Union Cardassienne en orbite autour de la planète Bajor et ayant servie lors de l’occupation sanglante de celle-ci. Avec la fin de l’occupation de Bajor, les bajorans ont appelé la Fédération des Planètes Unies, ayant pour bute de faire entrer la planète dans la Fédération,  et Starfleet pour occuper la base et s’assurer que les Cardassiens ne tente pas de reprendre leur anciens rôles d’occupant par la force. Hors il se trouve qu’est découvert un trou de ver stable ouvert sur le cadran gamma, l’autre bout de la galaxie, rendant l’emplacement de la station encore plus stratégique qui ne l’était déjà. Pour couronner le tout les bajorans, peuple hautement spirituel et religieux, voit dans l’arrivé au commandement de la station du Commandeur Benjamin Sisko en concomitance avec l’ouverture de ce vortex un signe religieux d’accomplissement de la volonté de leur prophètes, faisant ainsi de l’officier de Starfleet l'Émissaire annoncé par les mythes anciens.


Le choix de cette localisation “fixe” de l’action, en plus du format permet ainsi d’offrir scénaristiquement plus d’explorations, non pas comme d’habitude de la galaxie et de nouveaux monde, mais de personnages complexes, de situations politiques et géopolitiques inextricable et surtout de choix moraux difficiles et de leur conséquence directe. Les complexités et sources de tensions nombreuses qu’amène naturellement la situations de la Station s’accordant entièrement avec les thèmes et valeurs de Star Trek, même si en son temps beaucoup de fan on pu critiqué le changement de rythme et le ton résolument plus sombres par rapport aux explorations sérialisé de la Nouvelle Génération.


Aujourd’hui la série est peut être une des plus populaire pour les fan mais il est vrais que tout en gardant l’humanisme intégrant de la vision de Gene Roddenberry de Star Trek, Deep Space Nine présente un monde plus dangereux, plus incertain, on l’éthique sur le terrain doit plus se distordre pour rester en accord avec la moralité général qu'à bord de l’Enterprise ou le Capitaine Picard, faces a ses propres dilemmes moraux, n’avait pas à être autant confronté à des périlles aussi multi facette que ceux qu’a rencontré Benjamin Sisko.


Ainsi les personnages sont peut être plus le moteurs du scénario que dans la Nouvelle Génération ou encore plus la série originale car ici ce n’est pas forcément leurs aventures qui est la focalisation scénaristique mais leur réactions à celle-ci et leurs drames interpersonnels et géopolitiques.


Nombreux des personnages qui m’ont le plus marqué de tout Star Trek sont ainsi ceux de Deep Space Nine, à commencé par le Capitaine (qui n’est encore que commandeur au début de la série) Sisko qui pour moi est peut-être le meilleurs exemple de leadership efficace de la licence avec un style de commandement très différents de Kirk, Picard, Janeway ou Archer. 


Si le Capitaine Sisko, joué par Avery Brook, à bien sûr les même hautes compétences et les mêmes valeurs humanistes que ses illustres homologues des autres séries, il se distingue par un profile différent sur bien d’autres aspects, partageant une même force de commandement mais apparaissant par son histoire bien plus humain.


Ayant perdu sa femme et la mère de son enfant Jake (joué par ) durant la bataille de Wolfe 359 contre les Borgs c’est un officier pleins de doute sur Starfleet et son role dans les affaires galactiques, la série montre son évolution vers une affirmation a la fois de son devoir comme officier de Starfleet mais aussi de son nouveau role religieux au seine de la société bajorane qu’il adoptera petit à petit comme la sienne.


Sa relation avec son fils est un des véritable point fort de son personnage, permise par une grande alchimie entre les deux acteurs qui sont restés amis tout au long de leur vie. Ainsi un de mes épisodes préférés de tout Star Trek est un épisode qui explore cette relation, l’épisode 2 de la saison 4 “Le Visiteur”. Mais outre les scénario intéressant et les dynamiques de personnages que cette relation père fils peut amener elle est d’autant plus notable qu’elle marque un tournant dans la représentation des familles afro américains à la télévision américaine montrant loins des clichés et représentation dégradante un père de famille présent, impliqué et en position de pouvoir afro américain. 


Car Sisko est véritablement un personnage afro-américain, pas un WASP culturel qui aurait la peau noir mais bien un personnage dont l’héritage est la culture vienne de cette comunauté. Ainsi le capitaine Sisko est clairement marqué par une imprégnation culturel de la Nouvelle Orléan, ou son père tient un très fameux restaurant de cuisine créole. Il est passionné de baseball et joue des morceaux de Duke Ellington au piano. C’est d’ailleur a un musiciens de jazz (musique qui passionne l'interprète du personnage) que le casting de la série à propos et de Benjamin Sisko et de Avery Brooks car comme d’un musiciens de jazz émane de lui rigueur, charisme et créativité. Ainsi de cette spécificité culturel est tiré de nombreux point scénaristique très intéressant comme dans le fameux épisodes “Far Beyond the Stars” (saison 6 episode 13) aucours duquel le capitaine se retrouve projeter dans la vie d’un auteur de science fiction dans les année 50 en pleins période de lutte pour les droits civique ou encore lorsque le Capitaine refuse initialement d'entrer dans le club holographique de chez Vic Fontaine, car ce dernier simule le Las Vegas des années 60 ou ses ancêtre lointain était exclu.


Ainsi Benjamin Sisko fut un personnage qui marqua l’histoire de la télévision en ce qui concerne la représentation des afro-américain. Sa popularité élevée en tant que personnage vient non seulement de cela mais aussi de sa capacité de commandement et sa force naturelle pour imposer le respect. Un des épisode qui m’a le plus marqué concernant ses qualité est l’épisode 11 de la saison 5 “Pour l’Uniforme” dans lequel un traître à Starfleet obsédé par la vengeance contre Sisko, s’assimilant à Jean Valjean et son adversaire a Javert, pousse le capitaine dans les recoins moraux les plus lointains qu’implique son service  pour Starfleet afin de sauver la situation.


Mais le Capitaine n’est pas le seul personnage mémorable et loin de là. Ainsi dans le casting principal des officiers de la station nous pouvons citer le personnage de Jadzia Dax, interprété par Terry Farrel, une Trill qui porte en elle un symbiote gardant en souvenir la mémoir et la personnalité de ses nombreux hôtes précédents dont l'inénarrable Curzon Dax précédent l'hôte du symbiote Dax, grand ambassadeur de la fédérations, amis des klingons et mentor de Sisko qui continu pour ça d’appeler la jeune Jadzia qui deviendra sa plus proche conseillère “vieille branche”. Ce personnage connaîtra un affinage de son écriture progressive qui le rendra de plus en plus intéressant et attachant, à la hauteur de sa prémisse conceptuelle appellant déjà à créer de nombreuses intrigues de science fiction et de dramas humains de fort intérêt.


Le Docteur Bashir (joué par Alexander Siddig), amoureux contrarié de Jadzia dans les première saison et aussi un personnage qui vaut le détour, de par sa britishness et sa forte personnalité. Ses amitié avec O'brien, qui revient de La Nouvelle Génération, mais aussi avec l’intriguant cardassien Garak sont des points d’orgue de la série. O'brien qui alterne épisode tragiques pour tester les limite du jeux d’acteur de Colm Meany, dont de nombreux restés célèbres comme l’épisode 19 de la saison 4 “La mémoire emprisonné”, avec des moments plus léger et touchant de vie quotidienne que ce soit ses jeux de bar et de holodeck avec Bashir autant que sa vie de famille qui tranche avec la situation compliqué dans lequel se trouve la station.


Cette aspect de vie quotidienne, “civil” qui tranche avec les rigueur de starfleet habituel et qui coexiste sur cette stations utilisé aussi pour le commerce et la vie religieuses bajorane se trouve exemplifié dans le personnage de Quark, le tenancier de bar Ferengi de la station, joué par Armin Shimerman, qui entre souvent en confrontation avec Odo, joué par Rene Auberjonois, le constable métamorphe assurant la sécurité. Leur duo forme a la fois une représentation originale de vieux archétype de roman noir entre le flique impassible et le contrebandier roublard mais aussi un duo comique du chat et de la souris ou la méfiance réciproque et aussi marqué par un respect tacite des forces et apport de chacun dans une amitié qui refuse de se dire.


Et dans les personnages clashant avec l’image habituel de Starfleet nous pouvons aussi citer le Major Kira Neris, joué par Nana Visitor, membre de la milice bajorane et ancienne résistante bajorane. Personnage ouvertement religieux et nationaliste, elle est aussi une ancienne guerrirellas habitué aux méthode B et si son cadrant moral s’accorde souvent avec celui du Commandeur Sisko qu’elle seconde et conseilles ses façon de faire et de pensé son différentes de starfleet, se complétant souvent plus que ne s’affrontant de façon fermé. Son opposition radicale aux cardassiens notamment a Gul Dukat, joué par Mark Alaimo, qui est le grand méchant et adversaire récurrent de la série fait partie aussi des forces des scénario de Deep Space Nine comme les autres personnages principaux et récurrent du casting.


Un autre personnage de La Nouvelle Génération rejoindra aussi le casting principal dans les dernière saison, et sera marqué par de nombreuse évolution scénaristique trés intéressante et permet de nombreuses exploration tant de l’univers que des personnage mais la nécessité de maintenir au lecteur une certaine surprise m’oblige à ne rien pouvoir dire de plus.


En plus de ces personnages fascinants, une des grandes forces de Deep Space Nine, est l’exploration de thèmes complexes quant à la moralité. Si comme nous l’avons déjà dit le dilemme moral est au cœur de ce qu’est Star Trek, le fait est que dans la vision de Gene Roddenberry, Starfleet et la Fédération on toujours étaient représentés comme absents de fautes, de contradictions, de tension interne. Et si certains épisodes de la Nouvelle Génération pouvais pointé vers ces idées c’est bien Deep Space Nine qui traitera du rapport parfois conflictuel entre idéalisme et réalité; Sans être empli de nihilisme, notamment concernant la capacité de l’humanité à s’élever et à vivre suivant la moral, cette série met en équilibre complex la vision de Roddenberry et des impondérable 

politiques comme la guerre, l’insécurité, les différences culturelles etc. 


Ainsi non seulement le grand arc de la guerre mais aussi et surtout la création d’éléments récurrent concernant la fédération et l'effort qu’elle doit faire pour rester libre (presque suivant l’idée reaganienne que la liberté est toujours à une génération près de l’extinction) via la Section 31 ou le Maquis ou encore l’arc de l’infiltration des gouvernements du Cadran Alfa  par les fondateurs.


Dans les infinies nuances de gris du monde Deep Space Nine rappelle que l’on peut et l'on doit toujours tendre vers les nuances les plus claires mais se méfier de l’obscurité qui nous guette. C’est ainsi de façon peut être contre intuitive pour certaine la série Star Trek la plus conservatrice dans le sens idéologique du terme.


Relativisant l’Utopie et valorisant l’idée de tendre vers des valeurs forte pour consolider les société et les individu, Deep Space Nine nous montre qu’une société libre et morale survive des actes dures doivent être prisent par ceux en commandement et ceux qui sont aux commandement quand doivent être prisent ces action dure ne doivent perdre de vie ni leur principes qu’ils veulent défendre ni la valeur de la vie.


Si la série a pu dans de nombreuse épisode resté classique abordé des problématique sociétale “progressiste”, le ton choisi et le tacte de l’écriture rend universel l’attrait de ces épisode qui est a des années lumière des ton trop militant de nombreuses série d’aujourd’hui qui rend beaucoup plus difficile de faire coexister différent point de vue et de nourrir le débat démocratique. Ici ces épisodes au thème progressiste ne sont pas un exposé idéologique mais une matière à réflexion abordable d’un point de vue conservateur comme progressiste dans la veine humaniste du star trek classique. 

Ainsi c’est par exemple dans cette série que l’on a pu voir le premier baisé lesbien a la télévision américaine de l’épisode 5 de la saison 4, l’interdit dans lequel tout est traité avec finesse décriture, tacte, respect, et au service d’un sénario vraiment interessant et prenant, loin de l’esthétique queer artificiel et faisant forcé que l’ont retrouve dans la science fiction modern, les nouvelles série de “Star Trek” notamment.

Cette épisode et les épisode similaire jamais n’impose rien au spectateur autres qu’une invitation à la réflexion autour de plusieur visions possible de l’éthique et de la moral au service de l’humanité, a part les plus intolérant des deux coté du spectre, tout le monde peut aborder Star Trek Deep Space Nine avec ses convictions et idée sans se sentir insulté, dégradé, “éduqué” contre son grès ou jugé. 

Cette vision optimiste de l’humanité et du future, ici plus malmenée et questionnée que dans les autres séries de la franchise, est un idéal et non pas un cours doctrinal.


Car Deep Space Nine avec ces histoires de géopolitique galactique inextricable est avant tout en terme de thème philosophique porté sur la question de comment faire quand l’idéal est menacé et que l’ont parfois soit mémé se compromettre pour le défendre sans pour autant perdre ce qui mérite d’être défendu dans le processus. C’est l’idée que “La Liberté est toujours à une génération près de l'extinction”. Ainsi les choix dure que doit prendre le commandeur Sisko, l’arc du Maquis (une guérilla lançait contre le traité de paix entre les cardassien et la fédération par des citoyen de celle ci qui estime qu’elle s’est retournée contre ses valeurs fondamental en ayant signé un tel compromis), la fameuse section 31 et tant d’autres éléments sont ceux qui viennent perdurer l’idéal et lui forcer à trouver comment ne pas s’affaiblir et continuer d’exister sans trop se ternir faces aux difficulté de la réalités.

Ainsi Deep Space Nine, comme un bon épisode classique de Star Trek, est un long dilemme sur l’idéal, son application et la réalité, sans qu'aucun des éléments concrets qui empêche une vision manichéenne de ces questions ne soit épargné au spectateur.

Si le bien existe dans cet univers et cette série, le chemin qui mène à son triomphe y est ici parsemé d'embûches entre compromis et compromission et même les nuances les plus claires sont des nuances de gris.


Je recommande ainsi à tout fan de Star Trek évidemment mais aussi à tout fan de science fiction et aussi de géopolitique qui n’a pas peur de se projeter dans un imaginaire travailler. 


Au delà l’approche des personnages et des scénario en font un morceau majeur de l’histoire de la télévision américaine même si Deep Space Nine en introduction a Star Trek serait peut être moins accessible que La Nouvelle Génération ou Enterprise. Cette dernière se plaçant à l'époque des première découverte des humaines faisant découvrir l’univers de Star Trek en même temps que les personnages le découvre au spectateur et étant de 2004 a des effets spéciaux plus moderne ainsi que des scénario, de qualité, plus orienté aventure et actions que Deep Space Nine qui nécessite de maîtriser l’univers et est plus porté réflexion (bien qu’il y ai aussi ses doses d'événement mouvementé).


Deep Space Nine dans tous les cas m’a profondément marqué et j'enjoins mes lecteurs à se laisser tenter par la curiosité.


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